De nombreuses associations font aujourd'hui le même constat : les équipes sont fatiguées, les bénévoles peinent à se renouveler, et les dirigeants portent une charge qui dépasse largement leur fiche de poste.

On parle souvent de manque de moyens, de complexité administrative, de difficulté à mobiliser. Et tout cela est vrai.

Mais il y a quelque chose qu'on aborde rarement.

Quelque chose de plus discret. De plus intime. Et pourtant, de plus déterminant.

La manière dont les personnes qui portent ces structures se connaissent elles-mêmes.

Un dirigeant d'association qui ne connaît pas ses limites va les dépasser. Systématiquement. Pas par choix, mais par habitude. Parce que "les gens comptent sur lui". Parce que "si je ne le fais pas, personne ne le fera". Parce qu'il ne sait plus faire la différence entre ce qui est urgent et ce qui est important.

Une coordinatrice qui ne comprend pas ce qui l'épuise va continuer à s'épuiser. En silence. En souriant. Jusqu'au jour où elle craque — et tout le monde est surpris.

Des bénévoles qui ne trouvent pas leur place vont se désengager. Non pas par manque de générosité, mais par manque de repères.

Personne ne leur a demandé comment ils fonctionnent, ce qu'ils savent faire, ce qui les motive vraiment.

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